Bonjour, je suis prof de yoga aérien depuis peu et je me questionne sur le bénéfice d’indiquer aux élèves de relâcher totalement leur corps en inversion soutenue par les hanches (type baddha konasana inverse). Dans son livre Yoga sans dégâts, Bernadette de Gasquet insiste sur l’importance des actions musculaires pour stabiliser les articulations… et sur les dangers justement des disciplines comme le yoga aérien ou l’on invite au relâchement total…. cela serait bénéfique pour les facias mais pas forcément pour la colonne et le bassin.
Muriel, qu’en pense tu?
Si des profs de yoga aérien me lisent, qu’en pensez vous ?
Je me permets de partager mon expérience, même si je précise que je travaille surtout avec un yoga wall, donc dans une balançoire pelvienne. Ce n’est pas exactement la même chose que le hamac de yoga aérien, mais les sensations et les questions de sécurité se recoupent.
Dans cette inversion, on encourage généralement à garder un léger engagement au niveau du bassin et des hanches, simplement pour éviter que toute la suspension repose sur les ligaments. Une petite coaptation suffit, ce n’est pas censé être un effort.
À partir de là, on peut en revanche relâcher complètement tout le haut du corps, ce qui donne les effets les plus intéressants de la posture.
La colonne se décompresse doucement, on sent une vraie légèreté dans le dos, et l’inversion amène souvent un calme profond, presque immédiat, grâce à l’effet sur le système nerveux parasympathique.
Donc dans mon expérience, l’équilibre idéal est un bassin “présent”, sans tension excessive, et un haut du corps vraiment laissé au repos, pour profiter du côté apaisant et décompressant de cette posture.
Voilà, c’est simplement ma façon de la vivre et de l’enseigner, en espérant que cela puisse nourrir la réflexion.
Merci infiniment pour ce retour Steph! Je note effectivement l’engagement au niveau du bassin, très important d’autant plus dans une situation en ouverture de hanches. Merci
Dans mes séances de Yoga Aérien, je fais généralement pratiquer cette posture à la fin, comme posture de réalignement du bassin, de décompression du petit bassin, des viscéres , et du rachis. Ainsi que pour poser le mental.
Après s’être positionner en inversion, je fais faire qques mouvements d’anté et rétroversion du bassin pour trouver le milieu entre les 2, donnant lieu à un léger engagement, en ayant cette sensation d’avoir le coccyx vers les talons.
Il y a aussi le positionnement des cervicales, en ramenant le menton vers la gorge. Ce qui permetde ne pas casser la nuque.
Puis on peut aussi indiquer le placement des épaules. En déposant le bout des doigts au sol.
On laisse donc la gravité faire son travail de relâchement et d’étirement du rachis.