Adapter les postures pour les élèves qui ont leur règles?

Bonjour,

J’ai une question car j’ai entendu plusieurs enseignements à ce sujet:

adaptez-vous vos postures aux élèves qui sont en période de règles ? De mon côté, j’ai reçu une formation où les enseignantes m’ont dit qu’il n’y avait pas lieu d’adapter les postures, sauf si l’élève se plaignait.

Et j’ai reçu un autre enseignement qui demandait de ne pas pratiquer certaines postures pendant les règles comme les inversions et les torsions et d’utiliser beaucoup de supports. Ce qui implique à chaque début de cours de demander qui est en période de cycle.

Qu’en pensez-vous ? Comment gérez-vous cette particularité au sein de vos cours ? Qu’en penses tu Muriel ?

:folded_hands:

Merci

si ce sujet a déjà été traité, dites-le-moi, j’irai chercher sur le forum et a priori je ne l’ai pas trouvé. :grinning_face:

Coucou, je te répondrai volontiers dans qq jours, mais je laisse d’abord les autres enseignants de yoga s’exprimer.

Bonjour, on m’a appris pas d’inversion pendant les règles, et ça parait totalement logique de ne pas inverser le flux. On n’a pas vraiment envie de le ralentir et prolonger les règles !

Perso maintenant à 44 ans je suis beaucoup plus à l’écoute de mes cycles, et quand je peux, je respecte mes moments d’énergie basse, en n’essayant pas d’aller à contre courant de ce cycle.

Donc si je suis ko pendant mes règles, je vais faire du yoga plutôt restauratif, faire de l’auto-massage, de la relaxation, et offrir à mon corps le repos dont il a besoin, pour repartir d’autant plus énergisée quand la période d’énergie revient !

On a trop oublié que si on était cyclique, c’est peut-être dans notre propre intérêt d’être à l’écoute de ce cycle :blush:

Et du coup je suis en réflexion par rapport à mes élèves aussi.

J’ai décidé de leur faire apprendre des routines par coeur, un peu comme en ashtanga, mais avec des routines plus équilibrées dans les 6 plans directionnels, et qu’il y ai possibilité pour chaque élève de pratiquer à son propre rythme si elle en ressent le besoin.

C’est ce que j’aimais en Ashtanga. Pouvoir pratiquer en fonction de son énergie du moment, et ne pas devoir se plier pour tous au même rythme.

Coucou, concernant les menstruations il y a plusieurs versions entre pas d’inversion, pas de torsion,…et on peut tout faire :joy:personnellement quand j’avais mes règles je faisais suivant l’envie et l’énergie du moment donc parfois des inversions m’étaient bénéfiques, pas forcément un sirsasana ( sur tabouret feet UP et jadoooore :smiley:) mais un nombril au dessus de la tête pouvait suffire et parfois pas du tout, petite bouillotte tiède et chill :yawning_face::face_with_hand_over_mouth:.

J’invite les pratiquantes à faire de même, s’écouter et faire confiance à leurs envies du moment. Et pas d’interdiction, pas de recette unique pour toutes. Je ne pense pas qu’on inverse physiologiquement les flux au point d’allonger les règles. Mes filles ont aussi testé ( dont une étudiante en médecine donc qui doute de toutes mes approches en première instance :joy::rofl: puis y revient sur certaines :face_with_hand_over_mouth:) et sont d’accord avec cette approche. Elles soulagent souvent des maux divers en cette période couchées au sol, en posant les mollets sur un gros ballon et en montant le bassin en planche inversée. En atelier yoga pas de gros ballons car prof itinérante :person_running:mais on adapte.

Belle journée

Bonjour

J’ai eu mon enseignement de professeur de yoga en Inde.

Pour les personnes qui avaient les règles il nous conseillez de ne pas faire d’inversion ni de posture avec compression dans le bas ventre.

De ne pas inverser le flux naturel de ce qui doit se produire (C’est-à-dire l’élimination du sang en trop du corps)

Pour eux, les inversions sont à éviter car le sang peut prendre le chemin inverse dans le corps ( a confirmer par MURIEL) et peut créer des problèmes au niveau de la santé physique de la personne.

Je pense que c’est le fait de rester dans une posture en inversion longtemps, ce qui pourrait éventuellement effectivement créer un dysfonctionnement pour éliminer les règles qui doit être éliminée.

Au sujet des Pranayama et de la respiration, on m’a appris qu’il est tout à fait contradictoire de pratiquer des respirations où l’on utilise beaucoup les muscles abdominaux, ou moulabanda c’est-à-dire kapalabaty Bastricat, et toutes les respirations, soutenu. Les rétentions d’air à poumon plein et à poumon vides sont également pas conseillé à exercer.

Ce qui me semble très logique, le corps élimine du sang à son rythme, et il n’y a pas besoin de le stimuler plus.

Puis le corp se prépare à une nouvelle fécondité et à créer des nouveaux ovules. (À confirmer par MURIEL)

par expérience concrète de certains professeurs de yoga, il est tout à fait déconseillé et contre indiqué de pratiquer kapalabaty pendant les règles surtout si on veut avoir des enfants et rester fertile.

Alors oui, il faut être conscient des conséquences de la pratique du yoga quand l’on a nos règles et il faut parler des contres indications à nos élèves.

Nous sommes pas forcément dans l’obligation de demander qui a les règles au début du cours de yoga car certains élèves n’oseront simplement pas le dire.

simplement, quand l’on fait des inversions durant un cours et des posturesavec compression dans le bas vantre, il faut proposer ou demander de faire une adaptation pendant que les pratiquants pratiquent les postures… ou pendant la pratique des respirations pranayama , qui demandes beaucoup d’efforts au niveau abdominale, parler de ses contre-indications et leur leur proposer , par exemple, une respiration profonde et fluide.

Cela est idem pour les femmes enceintes . surtout au début et tout le long de la grossesse, ce qui est logique afin que le fœtus effectue sa nidation dans le confort et ne manque pas d’oxygène. au risque de fausse couche ou de problèmes différents durant la grossesse qui peut être rencontré si nous respectons pas ses conseils. (À confirmer aussi par Muriel mais sujet sérieux et intéressant pour les pratiquante de yoga enceinte,:wink:

merci pour ta question car elle nous amène à s’en poser d’autres.

Évi :om:

Evi a bien présenté ce que m’a enseigné mon professeur en formation.

Je tente une réponse sans savoir!

J’imagine que la vitesse d’écoulement du sang n’est pas bien grande compte-tenu de la durée des règles et de la surface considérée (et du ressenti d’écoulement après une nuit allongée). Bien sûr c’est à nuancer en cas de règles abondantes, endométriose et autres cas particuliers.

J’ai donc du mal à imaginer que quelques minutes d’inversion inversent ce flux.

Quand au travail abdominal, je dirais que ce n’est pas néfaste, les règles étant provoquées par des contractions de l’utérus.

En revanche, il est vrai que l’énergie disponible à ce moment du mois est bien plus basse.

J’aurais donc tendance à ne choisir aucun extrême et à dire que ça ne pose pas de problème (hors cas particulier) et que chacune doit faire en fonction de son état du moment. Finalement comme à chaque cours en ce qui concerne ma philosophie.

Et je soulève d’ailleurs ici une autre question. Quid de l’endométriose et adénomyose? Est-ce que les inversions en période de règles pourraient favoriser la migration des cellules de l’endomètre ailleurs?

J’ai hâte de lire ta réponse Muriel!